Les produits sont-ils homologués ?

Tous nos attelages, faisceaux électriques, porte-vélos, barres de toit, et galeries de toit sont normés ou certifiés selon les exigences européennes.
Ce qui signifie si le produit est utilisé normalement, il ne présente aucun danger pour vous-même ou les autres usagers de la route.

Ce qui signifie par ailleurs que les produits étant fabriqués en dehors de l’Europe ne sont pas autorisés à être utilisés sur nos routes.

1) Les attelages et faisceaux

Les attelages et faisceaux électriques sont des éléments importants pour la sécurité et l’utilisation d’un véhicule, notamment pour le remorquage. En France, contrairement à certaines idées reçues, le contrôle technique ne vérifie pas systématiquement l’attelage comme point de contrôle spécifique : seule une éventuelle anomalie visible, comme un jeu excessif ou une fixation défectueuse, peut être relevée lors de l’inspection visuelle.

À l’inverse, dans des pays comme la Belgique, la réglementation est plus stricte : l’attelage doit obligatoirement être homologué, avec une identification clairement visible sur l’attelage ou sur le support de prise.

Quoi qu’il en soit, pour garantir votre sécurité et celle des autres usagers de la route, il est essentiel de disposer d’un attelage conforme et correctement installé. Toutes nos poses d’attelages et de faisceaux électriques respectent rigoureusement les normes constructeur et les exigences en vigueur, afin d’assurer fiabilité, conformité et tranquillité d’esprit.

La norme européenne exige que la rotule d’attelage (communément appelée « boule d’attelage ») soit de diamètre de 50 mm.
De ce fait, n’importe quel porte-vélos d’attelage, remorque ou caravane pourra être installé.

L’attelage possède sa propre fiche d’identité. Il s’agit de la plaque d’homologation se trouvant soit sur le support de prise électrique, soit sur une partie de la traverse.
Y sont présents : la référence de l’attelage, le numéro d’homologation, la valeur D (valeur exprimée en kilonewton) et le poids sur flèche (également appelé masse statique).
Si cette plaque se trouve manquante, il sera nécessaire d’en re-commander une.

La norme européenne impose également que la rotule d’attelage se trouve entre 35 et 42 cm du sol, véhicule pleine charge.
Si vous suspectez que votre rotule d’attelage soit trop proche du sol, ou même trop haute, mesurez la distance l’en séparant.
Si elle se situe entre 35 et 42 mm lorsque le véhicule est chargé, le problème vient de la remorque ou caravane.

2) Les porte-vélos
Une norme XPR 18-904-4 est nécessaire en France depuis 2008. Cette norme exige que les porte-vélos soient soumis à des essais statiques permettant d’évaluer leur résistance à l’arrachement et aux forces longitudinale et latérale.
D’autres organismes d’homologation font leurs tests (City Crash, TÜV). Ce sont des tests réalisés en conditions « extrêmes » : freinage sec, nids de poules…
Exemple : https://www.youtube.com/watch?v=kmQ0SLw-Bv4

Les certificats d’homologation sont toujours fournis avec les produits.

3) Les barres de toit
Une norme de sécurité a été établie en 1995 : NFR 18-903-1. Cette norme se base sur des tests statiques permettant au consommateur d’utiliser ses barres de toit en toute quiétude.
Cette norme fut complétée par des tests dynamiques en 2006 : la norme ISO 11-154-4, réalisée notamment par City Crash.

Les certificats d’homologation sont toujours fournis avec les produits.

4) Les coffres de toit
Contrairement aux autres produits, le coffre de toit n’est pas soumis à une réglementation ou norme quelconque. Il faut simplement respecter le code de la route.
Le code de la route impose que le coffre de toit ne doit pas dépasser l’aplomb du véhicule à l’avant, dépasser de plus de 3 mètres sont extrémité arrière, ni excéder 2,55 mètres de largeur. Il vous faut par ailleurs répartir les charges : les plus lourdes doivent être centrées à l’arrière du coffre.
La masse maximale supportée par le véhicule, les barres de toit et par le coffre doivent toujours être respectées.

5) Les galeries de toit
Les galeries répondent aux normes de la certification ISO 11 154 et aux exigences du City Crash, dont la norme DIN 75302.
Ces homologations garantissent ainsi la conformité de la galerie de toit selon les normes européennes de sécurité.

Vais-je perdre la garantie constructeur du véhicule si j’achète chez vous ?

Un attelage vient se fixer dans les longerons du véhicule. Ce dernier ne subit donc aucune modification. A ce titre, la garantie du véhicule ne devient pas caduque.

Concernant le faisceau électrique, cela dépend :

- Si vous optez pour un faisceau « spécifique » : la garantie constructeur n’est pas remise puisque l’on utilise la connectique existante sur le véhicule.
- Si vous optez pour un faisceau « universel » : la garantie constructeur peut être remise en cause car la connectique existante sur le véhicule n’est pas utilisée lors de l’installation. Il faut pour l’installer réaliser de légères épissures sur les fils de feux arrière. Cela ne présente aucun risque pour l’électronique du véhicule, mais certains constructeurs peu scrupuleux en profitent pour rendre caduque la garantie... Tout en sachant pertinemment que le faisceau n’est pas la cause du problème rencontré.

Certains concessionnaires essayent « d’effrayer » leurs clients en indiquant que seuls leurs produits préservent la garantie constructeur.
Cela est absolument faux : les concessionnaires ne fabriquent pas les produits qu’ils vendent : ils les font simplement estampiller à leur nom.
Nous commercialisons les mêmes produits qu’eux, mais sans qu’ils aient le logo Audi, BMW (…) apposé sur l’emballage et sur le produit lui-même.
Consommateur, ne vous faites pas berner par cela !

Dois-je informer mon assurance que j’installe un attelage ?

En théorie, vous n’êtes pas obligé d’informer votre assurance auto de l’installation d’un attelage. Les rotules d’attelage relèvent en effet d’un certain vide juridique. Ainsi, en cas de collision par l’arrière, la présence d’un attelage ne peut pas vous être reprochée : la responsabilité du sinistre reste inchangée et incombe au véhicule percuteur.

Il est toutefois strictement interdit de modifier une pièce de l’attelage, y compris la rotule. Toute modification entraîne une perte d’homologation. Dans ce cas, en cas d’accident — que vous soyez responsable ou non — votre assurance pourrait refuser de vous couvrir.

En pratique, de nombreuses compagnies d’assurance recommandent malgré tout de déclarer l’installation d’un attelage. Cette démarche peut faciliter une éventuelle indemnisation, notamment pour le remboursement de l’équipement en cas de sinistre. Il s’agit donc d’une précaution conseillée, qui dépend du choix et de la politique de chaque assureur.

Enfin, si vous envisagez de tracter une remorque ou une caravane, il est indispensable de prévenir votre assurance afin d’adapter votre contrat et vos garanties.

Ai-je le droit de tracter, sans restriction ?

Avant de songer à tracter, il est nécessaire de savoir si votre véhicule est autorisé à le faire.
L’énorme majorité du parc automobile en a le droit. Sont impactés par cette restriction les véhicules électriques, certains véhicules hybrides, les voitures sans permis, celles avec une trop faible motorisation ou à l’inverse celles avec un moteur (trop) sportif.

Vous pouvez contrôler si votre véhicule est homologué à tracter à l’aide de la carte grise : prenez ce qui se trouve dans le champ F.3, et soustrayez-y ce qui se trouve dans le champ F.2.
Exemple : si F.3 indique 2000 et F.2 1200, la masse maximale autorisée par le véhicule sera de 800 kg.

Il est tout à fait possible qu’un attelage n’ait pas la même masse tractable maximum que celle du véhicule pour lequel il est homologué. Dans ce cas, il convient toujours de respecter la valeur maximale la plus basse.
Exemple : si mon véhicule peut tracter 800 kg et que l’attelage est homologué pour 1000 kg, je ne dois pas charger l’attelage à plus de 800 kg.

Aussi, il est important de savoir qu'un véhicule modifié par un préparateur (comme par exemple Dangel, Brabus, Irmscher, ABT, Alpina, etc.) ne sera pas homologué à tracter.

Dois-je retirer la rotule d’attelage lorsque je ne l’utilise pas ?

Aucune loi n’impose le démontage de la rotule lorsqu’elle n’est pas utilisée. Néanmoins, il est conseillé de retirer la rotule d’attelage de votre véhicule uniquement si celle-ci masque la plaque d’immatriculation et le feu antibrouillard.

Cela dépend donc de votre véhicule.
Si vous équipez ou retirez votre rotule d’attelage fréquemment, un attelage avec rotule démontable sans outil prend tout son sens car plus confortable à manipuler.

En cas de sinistre, quelles conséquences ?

Comme expliqué précédemment, aucune loi ne vous oblige à retirer la boule d’attelage lorsqu’elle n’est pas utilisée. Mais qu’en est-il en cas d’accident avec un attelage ?

En cas d’accident responsable, votre assureur peut appliquer une exclusion contractuelle entraînant un refus d’indemnisation. En effet, la présence de la boule d’attelage peut être considérée comme un facteur aggravant des dommages. Ce point dépend toutefois des conditions prévues dans votre contrat d’assurance auto : il est donc essentiel de les vérifier en amont.

En cas d’accident non responsable, c’est-à-dire si vous subissez le sinistre, pensez à préciser sur le constat amiable que votre véhicule est équipé d’un attelage remorque. Cette information peut faciliter votre indemnisation, notamment pour la prise en charge des dégâts liés à l’attelage.

Dans tous les cas, afin de maximiser vos chances d’être remboursé, il est fortement recommandé de déclarer l’installation de votre attelage à votre assurance auto en amont. Bien que cette démarche ne soit pas toujours obligatoire, elle permet d’éviter les litiges et de sécuriser votre couverture en cas de sinistre.

Quels conseils donnez-vous avant que je prenne la route ?

Si vous vous apprêtez à prendre la route avec un porte-vélos, une remorque, une caravane, une remorque bateau ou un van à chevaux, il est tout à fait normal d’avoir quelques appréhensions. Nous vous donnons volontiers quelques conseils et astuces relatives à la conduite avec de telles charges.

1) Contrôle du véhicule et du matériel

a) La pression des pneus de la remorque ou caravane
En cas de traction d’une remorque ou caravane, les pneus sont les seuls points de contacts avec la route.
Nous vous invitons à contrôler la pression de pneus et de vérifier s’ils ne sont pas craquelés. Leur usure naturelle les rend plus durs. Avec une gomme durcie, le pneu chauffe plus vite et cela peut provoquer leur éclatement. Une pression trop faible peut également provoquer cela. Une pression idéale de gonflage se situe entre 3 et 3,5 bars.

Si vous les gonflez à moins de 3 bars, la remorque ou caravane ne sera pas stable car la résistance au roulement sera plus élevée, tout comme la consommation de carburant.
Cette résistance plus élevée entraine également la surchauffe des pneus, qui peut, comme évoqué précédemment, provoquer leur éclatement.

Ces conseils sont destinés aux remorques et caravanes mais ceux du véhicule sont également à contrôler (tout comme le pneu de secours).

b) Le raccordement du matériel à l’attelage
Le raccordement de votre matériel à l’attelage est primordial. Par « matériel », comprendre porte-vélos, remorque, caravane, remorque bateau, van à chevaux…
Contrôlez simplement si le raccordement n’est pas usé ou détérioré.

c) L’attelage
Le diamètre de la rotule d’attelage doit toujours être de 50 mm. Il s’agit de la norme européenne. Si le diamètre de la rotule est trop petit, il peut y avoir du jeu avec le matériel que vous y fixerez. Et donc votre remorque/caravane ou porte-vélos sera potentiellement mal sécurisé.
Il est également nécessaire de vérifier les fixations de l’attelage après les 1 000 premiers kilomètres d'utilisation.

d) Un câble de sécurité supplémentaire

Si votre remorque, caravane, remorque bateau, van à chevaux ou porte-vélos se détache de la rotule lorsque vous roulez, c’est la catastrophe assurée.
Bien que cela soit extrêmement rare et que cela soit dans l’énorme majorité des cas dû à une erreur de manipulation humaine, il vous est possible d’ajouter un câble de sécurité.

Il s’agit d’un câble qui relie le timon de votre chargement à la rotule d’attelage. En cas de décrochage, l’élément tracté sera toujours maintenu par le câble de sécurité.Ce dernier est maintenu en place par un anneau de fixation sur la rotule.

e) Les rétroviseurs additionnels
Les rétroviseurs extérieurs permettent d’avoir une visibilité supplémentaire en situation de traction. Dans certains cas, les rétroviseurs du véhicule ne suffisent pas à garantir une vision optimale à l’arrière.
Pour les voitures ayant été mises en service avant le 1er octobre 1988, un rétroviseur extérieur est obligatoire pour que l’usager dispose d’un champ de vision de 3,5 mètres de large sur une distance de 30 mètres.
En cas de vision suffisante, un rétroviseur additionnel côté droit (côté passager) n’est pas obligatoire. Seulement recommandé.

f) L’éclairage
Nous n’y pensons pas toujours, mais lorsqu’est installé sur la rotule d’attelage un porte-vélos, une remorque, une caravane, une remorque bateau ou un van à chevaux, le véhicule est légèrement soulevé à l’avant.
Ce qui signifie que les phares sont potentiellement à régler pour éviter d’éblouir les autres usagers de la route.
Pour certains véhicules, cela se fait automatiquement.

Profitez-en pour contrôler les autres feux du véhicule (clignotants, feux de recul, antibrouillard) et du porte-vélos / de la remorque / caravane.

Vous voilà fin prêt pour le départ.

2) Ne pas surcharger l’attelage
Chaque véhicule et chaque attelage peut accueillir une certaine charge. Néanmoins, la charge supportée par l’attelage peut différer de celle supportée par le véhicule.

Pour connaître la masse maximale que votre véhicule peut tracter, munissez-vous de votre carte grise. Il suffit d’effectuer le calcul suivant :

F.3 – F.2 = masse remorquable

Exemple concret :
Si la valeur F.3 est de 2500 kg et la valeur F.2 est de 2000 kg, alors :
2500 – 2000 = 500 kg

👉 La masse remorquable de votre véhicule est donc de 500 kg.

Attention : même si votre attelage est homologué pour une capacité supérieure, vous devez toujours respecter la limite la plus basse.
Ainsi, si votre attelage supporte jusqu’à 800 kg, vous ne pourrez malgré tout pas tracter plus de 500 kg, qui correspond à la limite autorisée par votre véhicule.

Cette donnée est toujours à respecter pour une utilisation de remorque, caravane, remorque bateau et van à chevaux.

Pour un usage de porte-vélos, la donnée importante est la masse statique.

La masse statique maximale autorisée par le véhicule se trouve dans son manuel d’utilisation, bien souvent en rubrique « portage » ou « attelage ».

Exemple : si votre véhicule à une masse statique maximale de 50 kg, cela signifie que le poids cumulé du porte-vélos et des vélos ne doit en aucun cas dépasser 50 kg.

Pourquoi ne faut-il pas surcharger son attelage ? En cas d’accident, l’assurance ne vous couvrira pas les dégâts subis.

Voici ce qui peut se produire lorsque l’on surcharge un attelage (crédit vidéos www.uhaul.com) :

3) Bien répartir les masses
Afin de garantir la stabilité de votre véhicule, veillez à bien répartir les masses se trouvant dans votre caravane, et également dans votre remorque.
Placez les éléments les plus lourds à l’avant de votre remorque ou caravane, pour éviter au maximum une perte d’adhérence et de stabilité.
Veillez également à bien répartir le poids sur les deux roues.

Pour les caravanes, évitez par ailleurs de charger des objets lourds en hauteur : en cas de vents violents, la caravane oscillera davantage. Veuillez les charger aux espaces de rangements inférieurs.

Si vous avez un coffre de timon, évitez d’y placer des objets trop lourds. Ou contrôlez la masse statique maximale que supportent le timon, l’attelage et le véhicule.

4) Adopter une conduite économique

a) Adapter sa vitesse
En situation de traction (avec un porte-vélos, une grosse remorque (plateau) ou caravane, une remorque bateau ou un van à chevaux), mieux vaut rétrograder si vous avez à accélérer de manière énergique.
Lors d’une montée en côte ou en cas de fort vent contraire, il est recommandé de garder le régime moteur dans laquelle le plus grand couple de traction se trouve.

b) Maintenir sa vitesse
Pour adopter une conduite économique, il vous faudra maintenir votre vitesse, à une vitesse aussi élevée que possible mais à bas régime.
Anticipez au maximum le reste du trafic, pour éviter de freiner plus que de nécessaire.

La vitesse maximale autorisée en situation de traction varie selon les pays. Aux Pays-Bas, la vitesse maximale est de 80 km/h. Mais ailleurs, les vitesses diffèrent : de 56 km/h en Irlande jusqu’à 130 km/h sur les autoroutes françaises.
Evidemment, vous consommez bien plus de carburant à 130 km/h qu’à 80 km/h, d’où l’importance de maintenir sa vitesse à un régime optimal.

c) Limiter la surconsommation de carburant avec une caravane
Les caravanes peuvent facilement gonfler vos dépenses à la pompe à essence. Si vous souhaitez acheter une caravane, privilégiez un modèle aérodynamique, c’est-à-dire étroite et basse, avec la face avant arrondie et non droite.

Attention, cela ne s'applique pas aux porte-vélos sur attelage puisqu'il n'y aura pas de friction au sol.